Le patronat Algérien installe son bureau de l’est, une force économique qui ne demande qu’à travailler
Le: samedi 16 mars 2013 | 873 Lectures

Evénement majeur, que celui qui s’est déroulé hier à l’hôtel Novotel, où la puissante confédération du patronat algérien a procédé à l’installation du bureau régional de Constantine. Présidé par l’incontournable M Habib Yousfi, président de la corporation, assistée de la sulfureuse vice-présidente, en l’occurrence madame Neghza Saida, la conférence a été assez houleuse, non pas pour des contradictions propres au fonctionnement de cette confédération, mais surtout des immenses problèmes que rencontrent les acteurs de la vie économique de la région.

Par B.E.N- l’index- Mardi 12 Mars 2013
En effet, c’est en installant le bureau de Constantine que tout le bureau a profité pour évoquer les contraintes liées à la profession. Il fallait voir toutes ces personnes ou plutôt ces entrepreneurs qui reprennent les mêmes adjectifs pour accuser les pouvoirs publics de les marginaliser au détriment des étrangers. L’une d’elle nous dira que bien que nous remplissions tous les critères pour être éligible dans la commande publique, principale manne financière qui permet d’absorber dans une large mesure le chômage et bien sûr alimenter le trésor public à travers des diverses charges fiscales ou parafiscales.

Cependant, la réalité est toute autre pour voir passer sous nos yeux des contrats, réservés exclusivement aux étrangers qui n’ont rien apporté de concret pour l’économie du pays. Les scandales et autres retards en passant par les surcouts, sont autant de griefs qui méritent que l’on revoit sa copie quant à l’octroi de ces contrats mirobolants.
Elle poursuit en nous disant : « que nous n’avons aucune animosité envers les étrangers, bien au contraire, nous croyons au principe de partenariat condition, toutefois, que les règles soient bien respectées de part et d’autres. En leur accordant des facilités à la limite de la mesure, sans qu’un contrôle rigoureux ne soit prévu avec les sanctions y afférentes, c’est la course de la dilapidation de notre trésor qui en souffre terriblement. Les exemples n’en manquent pas et c’est devenu même un sujet de discussion au niveau des cafés et autres lieux de rencontre. Au même moment, l’entrepreneur algérien qui a du prouver ses compétences dans un temps relativement court, de la donne noire qui a vu l’absence quasi-totale de tous les étrangers, et sans l’apport courageux et patriotique de nos entrepreneurs qui ont bravé toutes les difficultés pour maintenir un semblant d’activité économique. Cette participation mérite d’être notée, ceci pour rappeler au ministre du logement qui pointe du doigt l’entrepreneur algérien de primitif qui utilise une brouette et un sceau pour bâtir un bâtiment. Mesquin », nous dira notre interlocutrice qui lui répond sèchement, qu’elle est fière de cet entrepreneur qui lutte contre Une adversité à tous les niveaux alors qu’un entrepreneur étranger reçoit toutes les facilités, mieux les encouragent de toutes autorités qui ne voient que l’esthétique. Seulement, les résultats sont la pour prouver tout le contraire d’un travail bien fait et l’autoroute en est l’exemple par excellence, à l’instar .de plusieurs autres.

Pour le bureau de Constantine, il est aberrant qu’une aussi grande ville se trouve pratiquement privée d’un tissu économique viable et efficace, pire, il existait au lendemain de l’indépendance et plus à l’occasion des plans quadriennaux et quinquennaux de l’époque. Une main occulte a tout fait pour les réduire à leur plus simple expression et sont actuellement que l’ombre d’eux mêmes. Comment alors parler de chômage, d’insécurité et de faillite à proprement parlée. Pourtant, ce ne sont pas les acteurs économiques qui font défaut, encore moins un manque de savoir faire, mais c’est surtout une bureaucratie qui pénalisant toute cette
ardeur, jadis bien ancrée dans l’entrepreneur Algérien.

Pour mieux étayer ses propos, notre entrepreneuse nous fera le parallèle avec la production nationale qui a connu un essor prometteur, pour le voir disparaitre à coups d’importation sauvage et destructive, un véritable travail de sape pour mettre à genoux une économie qui faisait ses premiers pas. Actuellement, les entrepreneurs en investissant des sommes colossales, des biens et des équipements dignes des grands groupements, n’arrivent toujours pas à décrocher des contrats à la hauteur de leur dimension, les causes sont à rechercher chez les décideurs qui continuent d’exiger des documentations, pour le moins insignifiants, telle que la qualification, qui, aux dires de interlocutrice, ouvre la Voie à la fraude et à la corruption.

En effet, il y est des documents que l’on peut falsifier à volonté, donc sans grande importance, seule, l’expérience et le savoir faire des entreprises doit prévaloir.
Toutefois, tient à préciser notre entrepreneuse, « nous sommes confiants dans les positons du président de la République qui n’a cessé dans tous ses discours d’encourager les opérateurs économiques algériens, sauf que ses directives et autres orientations n’ont pas été Suivies d’effet. C’est ainsi que nous lançons un appel pressant pour qu’il intervienne. C’est ce mince espoir qui nous anime pour être véritablement présents su la scène économique du pays et ainsi, démontrer nos vraies valeurs et certainement des compétences qui ont été longtemps occultées ». a-t-elle conclu.

zayncopyrights
Top